Introduction

L’analyse étymologique du mot « bonheur » révèle une contradiction :

Cependant, cette définition antique se heurte à une évidence de la pensée : le bonheur procède de l’expérience et de la subjectivité de chacun, et il dépend de conditions extérieures qui ne relèvent pas de la simple volonté. Ce constat rend inconciliable bonheur et vertu : il est du reste possible d’être malheureux tout en étant vertueux.

La question du bonheur se pose également d’un point de vue collectif. En effet, pour que chaque individu puisse se consacrer à sa quête personnelle du bonheur, il faut que le milieu dans lequel il vit y soit favorable, c’est-à-dire qu’il garantisse la justice et la sécurité pour tous. Cependant, cette exigence est difficilement réalisable.

L’échec récurrent d’une définition du bonheur pousse certaines écoles modernes à penser que le bonheur n’a ni sens, ni raison d’être et, par conséquent, pas de définition. C’est pourquoi les philosophes de l’absurde nient l’idée de pouvoir élaborer des recettes pour parvenir au bonheur. Celui-ci est, selon eux, définitivement un mystère de l’humeur personnelle.

Niveaux de lecture :

*** : incontournable

** : à ne pas négliger

* : pour approfondir