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© Groupe Larcier s.a., 2013
Éditions Bruylant
Rue des Minimes, 39 • B-1000 Bruxelles
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EAN : 978-2-8027-4383-5
Cette version numérique de l’ouvrage a été réalisée par Nord Compo pour le Groupe De Boeck. Nous vous remercions de respecter la propriété littéraire et artistique. Le « photoco-pillage » menace l’avenir du livre.
Préface
J’ai toujours tenu à ce que l’expérience francophone en matière de médiation, trop peu connue et étudiée, et notre volonté de consolider durablement la démocratie à travers des élections libres, fiables et transparentes soient pleinement valorisées. J’avais demandé à Jean-Pierre Vettovaglia, ancien représentant personnel du président de la Confédération suisse pour la Francophonie, d’accepter la responsabilité de réaliser deux ouvrages collectifs sous forme d’analyses, de témoignages et de réflexion. Ce furent les volumes I et II, parus en 2010, d’une collection intitulée « Prévention des crises et promotion de la paix », à savoir :
– « Médiation et facilitation dans l’espace francophone : théorie et pratique » (vol. I),
– « Démocratie et élections dans l’espace francophone » (vol. II).
Ces deux volumes démontrèrent que si la médiation était devenue un mode quasi obligé de résolution des conflits, un préalable politiquement convenu concomitant au conflit, elle ne parvenait toutefois pas à imposer systématiquement le silence des armes. Son taux d’échec est important et il est tristement établi qu’un conflit, qui a pourtant fait l’objet d’un accord, a 50 % de « chances » de se rallumer dans les 3 à 5 ans. Les guerres se terminent mais toute paix ne dure pas. La plupart des accords de paix échouent d’ailleurs dans la phase de leur mise en œuvre. Les méthodes sur lesquelles reposent la médiation ne prennent en effet pas suffisamment en compte les préoccupations profondes et les difficultés socio-historiques des protagonistes. Les règlements proposés ne s’attaquent guère aux racines même des conflits. Paul Valéry l’avait déjà exprimé dans un de ses aphorismes saisissants : « Les effets sont si loin des causes que personne ne voit la liaison »…
Aller au fond des choses et traiter le mal par la racine. C’est précisément le sujet de ce troisième volume consacré aux « Déterminants des conflits et nouvelles formes de prévention » que Jean-Pierre Vettovaglia et son comité éditorial ont voulu, en les identifiant individuellement et en essayant d’en restituer les enchevêtrements, traiter en conclusion de cette remarquable trilogie.
Les auteurs offrent en même temps une vision différente de la prévention des crises et des conflits, en proposant un tour d’horizon des nouveaux acteurs, des nouveaux chantiers et des nouveaux outils mis en place par la communauté internationale et les organisations internationales.
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) cherche à renforcer toujours plus son action en faveur de la paix, de l’État de droit et de la démocratie au sein de l’espace francophone. De ce point de vue, ce troisième ouvrage de référence est aussi indispensable que les premiers volumes. Je voudrais rendre hommage et remercier personnellement Jean-Pierre Vettovaglia pour son engagement personnel sur cette thématique qui nous tient tant à cœur, ainsi que tous les contributeurs rassemblés une nouvelle fois pour la richesse de leurs analyses et réflexions.
Seule une pleine compréhension des déterminants contribuera en effet à éviter la récurrence des crises et des conflits et qu’il n’y ait plus « d’acte de gouvernement responsable qui ne soit le fruit d’une maïeutique intelligente sur l’époque, les hommes et les événements », comme le disait déjà en 1999 Alpha Oumar Konaré. C’est le sens et l’objectif de l’action politique que je mène au sein de la Francophonie et parce que notre génération a une importante mission à accomplir.

Abdou DIOUF
Secrétaire général de la Francophonie
Liste des auteurs
PRÉFACE
Président Abdou Diouf
Ancien président de la République du Sénégal, a été élu secrétaire général de la Francophonie au Sommet de Beyrouth en 2002. Entré en fonction en 2003, il a été réélu pour un second mandat, en 2006, lors du Sommet de Bucarest et pour un troisième en 2010 à Montreux. Abdou Diouf devient président de la République du Sénégal le 1er janvier 1981, à la suite de la démission du président Senghor. Il est reconduit dans ses fonctions lors des élections de 1983, 1988 et 1993. Il cède sa place à Abdoulaye Wade à la tête de l’État sénégalais lors des élections présidentielles de mars 2000. Ses différents mandats furent placés sous le signe de la politique d’ouverture au multipartisme, de la libéralisation progressive de l’économie et de la décentralisation. Abdou Diouf a contribué à faire entendre la voix du Sénégal dans le monde et a lutté pour une plus grande unité africaine, notamment en assumant les fonctions de président en exercice de l’Organisation de l’unité africaine (OUA, juillet 1985 – juillet 1986 puis en 1992) et président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO, juillet 1991 – juillet 1992).
MEMBRES DU COMITÉ DE PILOTAGE
Jean-Pierre Vettovaglia, Président
Ancien ambassadeur de Suisse (1988-2007), ancien représentant personnel du président de la Confédération suisse pour la Francophonie à Paris (2000-2007). Spécialiste des relations internationales multilatérales, en poste auprès des Nations Unies à New York, Genève (OIT, OMS, etc), Vienne (AIEA, ONUDI, etc) et Paris. A été membre du Conseil d’administration de l’Agence universitaire de la Francophonie, vice-président du Conseil d’administration de l’Université Senghor d’Alexandrie. Missions de médiation et d’observation électorale pour les secrétaires généraux Boutros Boutros-Ghali et Abdou Diouf. Actuellement conseil international, administrateur de banque, directeur d’édition (Bruylant/ De Boeck, Bruxelles), chargé d’enseignement vacataire.
Jean du Bois de Gaudusson
Docteur en droit et agrégé des Facultés de droit, il est professeur émérite de droit public à l’Université Montesquieu-Bordeaux IV. Il a dirigé le Centre d’études d’Afrique noire de Bordeaux (équipe associée CNRS) et le Centre d’études et de recherches sur les droits africains et sur le développement institutionnel des pays en développement (CERDRADI) de Bordeaux. Il a été doyen de la Faculté de droit, des sciences sociales et politiques de Bordeaux, président de l’Université Montesquieu-Bordeaux IV, président de l’Agence universitaire de la Francophonie. Il est membre du conseil scientifique de la Fondation nationale pour le droit continental depuis sa création. Il est expert constitutionnel auprès du secrétaire général de la Francophonie. Il a été, de 2004 à 2011, conseiller en service extraordinaire à la Cour constitutionnelle de l’Union des Comores. Il est membre de l’Académie des sciences d’Outre-mer (France).
Christine Desouches
Licence en droit, option droit public, Faculté de droit de Paris, 1968. Diplôme d’études supérieures de droit public, Paris, 1969. Diplôme d’études supérieures de science politique, Paris, 1971. Doctorat d’État en science politique, Paris I (Panthéon-Sorbonne). Maître de conférences titulaire à l’Université de Paris I depuis 1988. En tant que détachée auprès du Ministère des Affaires étrangères de 1988 à ce jour, mise à la disposition de la Francophonie : directeur de cabinet du secrétaire général de l’Agence de Coopération culturelle et technique (1988/1989). Délégué général à la Coopération juridique et judiciaire à l’ACCT (1991/1998). Délégué aux Droits de l’Homme et à la Démocratie (1998-2005). Délégué à la Paix, à la Démocratie et aux Droits de l’Homme à l’Organisation internationale de la Francophonie (2006). Conseiller spécial, chargé des Affaires politiques et diplomatiques du secrétaire général de la Francophonie, le président Abdou Diouf jusqu’en 2010. Parmi ses nombreuses activités au sein de la Francophonie figure en bonne place l’organisation de nombreux colloques et symposiums ainsi que l’organisation de plusieurs conférences ministérielles dont la Conférence ministérielle sur les pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone, à Bamako, en novembre 2000, avec l’adoption de la Déclaration de Bamako ; la Conférence ministérielle de Bamako + 5, en novembre 2005, avec l’adoption d’un Acte final ; Conférence ministérielle sur la prévention des conflits et la sécurité humaine, à Saint-Boniface (Manitoba, Canada), en mai 2006, avec l’adoption d’une Déclaration. Préparation et déploiement de plus de 150 missions d’observation des élections dans l’espace francophone, de 1992 à 2006 et autres missions d’information et de contacts, de facilitation et d’accompagnement des transitions dans des pays en crise (1995-2007). Aujourd’hui expert consultant (PNUD, UE). Membre de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer (2007).
Joseph Maïla
Directeur de la prospective au Quai d’Orsay jusqu’en décembre 2012 après avoir été chef du pôle Religions du Ministère français des Affaires étrangères et européennes depuis juin 2009. Au terme d’études de droit, de sciences politiques et de philosophie, il est docteur en philosophie et en sociologie, diplômé comme lauréat (major de promotion) de l’Institut d’études politiques de Paris. Professeur et chercheur invité dans de nombreuses universités européennes et étrangères aux États-Unis. Il a développé aussi des activités de consultant et d’expert dans le domaine des relations internationales et de la médiation. Membre de la Commission du Livre blanc (2007-2008) de la politique étrangère et européenne de la France – « La France et l’Europe dans le monde 2008-2020 » – présidée par M. Alain Juppé. Il a participé au premier forum catholique-musulman convoqué par le Saint-Siège au Vatican en novembre 2008. Membre de l’Association des Médiateurs européens (AME) du Barreau de Paris. Il fait partie des comités de rédaction des revues Études et Esprit. Il a été co-fondateur des Cahiers de l’Orient (1986) et rédacteur en chef jusqu’en 1992. Nombreuses recherches et publications en philosophie, sociologie des conflits, relations internationales et l’Islam.
André Salifou
André Salifou a été jusqu’il y a peu conseiller spécial avec rang de ministre de cabinet auprès du chef de l’État du Niger ainsi que, depuis février 1998 le représentant personnel du président de la République du Niger au Conseil permanent de la Francophonie. Il est consultant international dans le domaine de la médiation (actuellement pour le Ministère suisse des Affaires étrangères) et de l’éducation. Licence d’histoire – géographie à l’Université d’Abidjan (1967), doctorat de 3e cycle à l’Université de Toulouse (1970), doctorat d’État ès lettres et sciences humaines (option histoire) à l’Université de Toulouse (1978). Il a fait carrière dans l’enseignement supérieur comme professeur (1970-1991). Ses activités politiques font de lui le président du Présidium de la Conférence Nationale Souveraine du Niger (1991), le président du Haut Conseil de la République (HCR) = Assemblée nationale de la période de transition démocratique (1991-1993), un député à l’Assemblée nationale du Niger (1993-1994) ; un ministre d’État chargé successivement de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, des Relations extérieures et de la Coopération puis des Relations avec les Assemblées (1996-1997). Nombreuses activités de médiation internationale aux Comores, à Madagascar, au Tchad et en République centrafricaine ainsi qu’en Côte d’Ivoire et en Haïti. Nombreuses participations à des réunions et colloques consacrés à la prévention et/ou au règlement des conflits.
Georges Tsaï
Ancien vice-recteur exécutif de l’Université pour la paix (UPEACE) mandatée par les Nations Unies, Costa Rica. Ancien conseiller en éthique du Gouvernement du Canada ; ancien vice-ministre de plusieurs ministères du Gouvernement du Canada ; ancien directeur exécutif de l’Office canadien pour un renouveau industriel. Professeur invité de UPEACE et de plusieurs universités. Membre du comité des experts de la Fondation Chirac. Licence ès sciences politiques et préalable de doctorat, Université de Lausanne (Suisse).
Pierre-André Wiltzer
Ministre français de la Coopération et de la Francophonie de 2002 à 2004, sous le mandat du président de la République Jacques Chirac, Pierre-André Wiltzer a été nommé ensuite par ce dernier « ambassadeur en mission, haut-représentant pour la sécurité et la prévention des conflits », fonction qu’il a exercée de 2004 à 2007. Dans ces deux fonctions, il a été confronté à nombre de crises et de conflits. Nommé ensuite président du conseil d’administration de l’Agence française de développement, l’agence gouvernementale chargée de mettre en œuvre la politique française de coopération et de développement, il a continué à travailler sur ces sujets : le sous-développement et la fragilité des États.
CONTRIBUTEURS
Samir Aïta
Rédacteur en chef et directeur général du Monde diplomatique, éditions arabes ; président du Cercle des économistes arabes. Né à Damas (Syrie), ancien élève de l’École Polytechnique et de l’École nationale des Ponts et Chaussées ; DEA de l’École des hautes études en sciences sociales et de l’Institut national des sciences et techniques nucléaires ; diplômé du Centre de perfectionnement des affaires (CPA-HEC MBA). Après une carrière d’ingénieur en hautes technologies, il fonde en 2000 la société de consultance « A Concept » active dans les domaines de l’économie, notamment du travail et des finances, et des technologies de l’information dans le monde arabe. Membre du Forum démocratique Syrien.
Aldo Ajello
Aldo Ajello a fait ses études à l’Université de Palerme (Italie) où il a obtenu la licence en droit. Elu au Sénat, ensuite à la Chambre des Députés, il a également été membre du Parlement européen, de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, de l’Union interparlementaire et de l’Union européenne occidentale. À la fin de son deuxième mandat parlementaire, il a décidé de quitter la politique active pour rejoindre les Nations Unies. D’abord comme directeur du bureau du PNUD à Genève, ensuite à New York comme directeur des relations extérieures. Au mois d’octobre 1992, le secrétaire général, Boutros Boutros-Ghali, le nomme représentant spécial chargé de diriger la mission de maintien de la paix au Mozambique (ONUMOZ). En 1996, il quitte les Nations Unies et rejoint l’Union européenne en tant que représentant spécial dans l’Afrique des Grands Lacs. Des négociations inter-burundaises aux élections congolaises, en passant par la phase post-génocide au Rwanda et les deux guerres en République démocratique du Congo, son mandat dure onze ans et se termine au mois de mars 2007.
Araz Azimov
Études universitaires (Faculté d’études orientales) à l’Université d’État d’Azerbaïdjan, aujourd’hui Université d’État de Baku. Après un passage au département du service étranger de la radio d’État d’Azerbaïdjan jusqu’en 1989, il rejoignit le Ministère des Affaires étrangères et son département de l’information jusqu’à sa nomination comme directeur du département des Organisations internationales en 1992. Depuis 1994, il a le rang de vice-ministre des Affaires étrangères et porte le titre d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire.
Oumar Baldet
MBA, Université de Genève (HEC), 2001-2004, (Option management des institutions sociales) et diplôme d’études du développement, Université de Genève (IUED), 1988-1990. Diplôme universitaire de médiation, Institut Kurt Bosch, Sion, Suisse, 2007. Président Association EMIDA Genève, Espace Médiation et Dialogue pour l’Afrique (2012). Oumar Baldet est expérimenté en management de programmes en Afrique dans les domaines de la paix, de la sécurité humaine et de l’humanitaire. Il s’est spécialisé dans les thématiques de dialogue, de réconciliation, de traitement du passé, de médiation transformative et de campagne de plaidoyers. Fondateur de « BIPS Peacebuilding Services » en tant que consultant indépendant (mars 2012). A été directeur de pays (Guinée-Conakry) pour « International Alert » (2007-2012). A publié un document de synthèse qui sert aujourd’hui de référence sur la réconciliation nationale en Guinée.
Bano Barry
Alpha Amadou Bano Barry est professeur de sociologie, titulaire d’un PhD de sociologie de l’Université de Montréal, Canada, (1998) ; master en sociologie, Université d’Ottawa (1991) ; diplômes d’études supérieures (DES), option sociologie à l’Université de Conakry, Guinée, (1989). Bénéficie de vingt années de pratiques professionnelles comme enseignant et chercheur en sociologie ainsi que dans la production et la communication du savoir scientifique, dans la conception et l’exécution des études dans les domaines des sciences humaines et sociales de nature qualitative ou quantitative ainsi que dans l’élaboration des instruments de recherche. Titulaire de cours de premier cycle depuis 1998. Enseignement au master et au doctorat (Université de Sonfonia, Mandé Bukari, Bamako ; ULB Bruxelles ; Gaston Berger, Saint-Louis). Il a occupé les fonctions de directeur de l’Observatoire de sociologie à Conakry (1998-2001). Nombreuses recherches effectuées et récemment : coauteur de l’« Étude prospective, Guinée vision 2035 », Ministère du Plan et PNUD (étude en cours).
Antoine Bernard
Antoine Bernard, juriste, est depuis 2010 le directeur général de la FIDH (Fédération internationale des Ligues des Droits de l’Homme), après en avoir été le directeur exécutif. Ancien consultant auprès des Nations Unies, il enseigne les droits de l’Homme et les relations internationales depuis quinze ans, actuellement à Paris 2 et à Sciences-Po (PSIA). Acteur de la protection internationale des droits humains depuis vingt ans, il a effectué des missions internationales dans une cinquantaine de pays et travaille quotidiennement avec les acteurs de terrain. Spécialisé en droit international des droits de l’Homme, droit humanitaire et droit pénal international, il est impliqué dans la représentation des contentieux auprès d’organismes internationaux. Il a publié de nombreux articles sur le rôle de la société civile, la justice pénale internationale et la mondialisation économique.
Pierre Berthelot
Pierre Berthelot est titulaire du doctorat d’études arabo-musulmanes de l’Université Bordeaux 3 et il est également diplômé en arabe oriental de l’INALCO (langues O’) et en droit international des Universités Paris 10 et Paris 5. Il est chercheur associé à l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS) et à la Fondation méditerranéenne d’études stratégiques (FMES) et à l’Institut prospective et sécurité en Europe (IPSE) et enseigne la négociation internationale à la Faculté libre de droit, d’économie et de gestion de Paris (FACO) après avoir été notamment en charge du séminaire sur la géopolitique du Proche et du Moyen-Orient à l’Institut d’études européennes (Paris 8). Il contribue régulièrement à de nombreuses publications spécialisées sur les questions internationales ou le monde arabe et musulman (Géopolitique africaine, Géostratégiques, Confluences Méditerranée, Maghreb-Machrek…). Il est aussi consultant, membre de l’Académie de l’eau (collège de personnalités qualifiées) et expert auprès du programme de prévention des conflits hydriques de l’Unesco (PCCP).
Thomas Bierstecker
Thomas J. Biersteker is the Curt Gasteyger Professor of International Security and Conflict Studies at the Graduate Institute of International and Development Studies, Geneva. Author/editor of nine books, including Countering the Financing of Terrorism, State Sovereignty as Social Construct, and The Emergence of Private Authority in Global Governance, his research focuses primarily on international relations theory, multilateral governance, and economic aspects of contemporary international security challenges. His recent activities include work with the UN and Member States on the design and analysis of UN targeted sanctions. He received his Ph.D. and M.S. from the Massachusetts Institute of Technology and his B.A. from the University of Chicago.
Boutros Boutros-Ghali
Boutros Boutros-Ghali est titulaire d’une licence de droit obtenue à l’Université du Caire en 1946. Il est également docteur en droit international (Sorbonne, 1949) et diplômé de l’Institut de sciences politiques de Paris. Ministre d’État aux Affaires étrangères (1977-1991), Député au Parlement (1987-1991), vice-Président de l’Internationale socialiste (1990-1991) et vice-premier ministre aux Affaires étrangères (1991). Membre de la Commission du droit international de 1979 à 1991, il a également fait partie de la Commission internationale des juristes (1975-1977). Le 1er janvier 1992, il est devenu le sixième secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies avant d’être élu premier secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (1998-2002). A enseigné le droit international et les relations internationales à l’Université du Caire et dans plusieurs institutions académiques étrangères. Il a rédigé de nombreux articles sur les affaires régionales et internationales, le droit et la diplomatie et les sciences politiques. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages. Négociateur du Traité de Paix égypto-israélien, il a participé tout au long de sa carrière à de nombreuses conférences internationales marquant ainsi son intérêt pour les dossiers sur la décolonisation, la situation au Moyen-Orient, les droits de l’Homme, le développement économique et social.
François Cantier
Diplômé en droit public et en sciences politiques. Avocat à la Cour, membre fondateur du Syndicat des avocats de France, Président d’honneur et fondateur d’Avocats sans frontières France, membre fondateur et vice-président d’Avocats sans frontières monde, Président des OING-OSC de la Mission paix, démocratie et droits de l’Homme de la Francophonie, président fondateur de l’École des droits de l’Homme. Juin 2010 à ce jour, président des Organisations internationales non gouvernementales de l’Organisation internationale de la Francophonie, Mission paix, démocratie et droits de l’Homme. 1971 à ce jour : avocat dans la SCP Cantier & Associés. Nombreuses publications. Prix de la démocratie en Afrique, OPAD, Lomé, 2011 ; Prix des Droits de l’Homme de la République française, mention spéciale, es qualité de président de l’École des droits de l’Homme, Paris, 10 décembre 2011.
Jean-Marc Châtaigner
Diplômé de l’IEP de Bordeaux et ancien élève de l’ENA, conseiller des Affaires étrangères, Jean-Marc Châtaigner est depuis juin 2012 directeur général adjoint de la mondialisation, du développement et des partenariats au Ministère français des Affaires étrangères. Il a notamment été en poste en Côte d’Ivoire (mission de coopération et d’action culturelle) et a été en charge à New York entre 1995 et 2001 au sein de la Mission permanente de la France auprès des Nations Unies, des questions de développement (représentation française aux conseils d’administration du PNUD et de l’UNICEF) et du suivi de plusieurs conflits africains traités par le Conseil de sécurité. Directeur adjoint du développement et de la coopération technique de 2001 à 2004, détaché à l’Agence française de développement comme directeur du pilotage et des relations stratégiques entre 2004 et 2007, directeur de cabinet du secrétaire d’État à la coopération de juin 2007 à janvier 2009 et directeur adjoint du cabinet du ministre des Affaires étrangères, ambassadeur de France à Madagascar entre 2009 et 2012, Jean-Marc Châtaigner est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur les questions de sécurité et de développement.
Aymeric Chauprade
Aymeric Chauprade est diplômé de Sciences Po Paris, diplômé de mathématiques théoriques et docteur en science politique de la Sorbonne. Il a enseigné l’histoire des idées politiques durant 6 ans à l’Université de Neuchâtel en Suisse, la géopolitique durant 4 ans au DESS de géopolitique de Paris-I Sorbonne, et a tenu durant 10 ans la chaire de géopolitique de l’École de Guerre à Paris. Il est professeur invité dans de nombreuses universités dans le monde. Conseiller pour les affaires géopolitiques du président Leonel Fernandez (République dominicaine) depuis novembre 2009, il est, depuis juin 2012, associé senior et co-actionnaire d’un cabinet canado-coréen de développement international, Lee &Yoon Associates, basé à Séoul, Vancouver et Vienne. Il a publié plusieurs ouvrages géopolitiques qui font référence dont Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire, 3e éd., Ellipses, Paris ; et dirige la Revue française de géopolitique (éditions Ellipses) et le site de géopolitique, www.realpolitik.tv
Georges Corm
Georges Corm est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1961) et docteur en droit public de la Faculté de droit et des sciences économiques de Paris (1969). Il a enseigné dans diverses universités du Liban depuis 1969. Il a été ministre des finances du Liban (1998-2000) et il est professeur depuis 2001 à l’Institut de sciences politiques de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire du Proche-Orient et de ses relations avec l’Europe, ainsi que sur les questions de développement.
Club du Millénaire
Le Club du Millénaire est une association rassemblant des étudiants et chercheurs de diverses nationalités. Elle réalise des travaux de recherches par l’utilisation d’une méthode spécifique de réflexion commune et rassemble : Louis-Marie Bureau, diplômé de l’Institut d’études politiques de Lille en défense et stratégie, en études moyen-orientales au King’s College London. Co-président du Club du Millénaire ; Lara Deger, diplômée en affaires européennes de l’Institut d’Études Politiques de Lille. Co-présidente du Club du Millénaire et adjointe au chef de secteur « Coopération au développement » du Secrétariat général des affaires européennes (Premier ministre) sur les questions relatives à l’aide au développement, l’aide humanitaire et aux pays Afrique-Caraïbes-Pacifique ; Sarah Laffon, diplômée de l’Institut d’études politiques de Lille en politiques territoriales du développement durable. Directrice du Comité de rédaction du Club du Millénaire, elle effectue un master à l’Institut d’urbanisme de Paris où elle se spécialise sur les questions d’habitat et de politique de la ville ; Soline Kauffmann-Tourkestansky, en master à la School of Oriental and African Studies où elle se spécialise dans la diplomatie et les enjeux énergétiques. Elle a auparavant travaillé pour le département politique de la Délégation de l’Union européenne en Inde ; Felix de Montety, titulaire d’une licence d’histoire et diplômé de l’Institut d’études politiques de Lille. Il a enseigné l’histoire et la géographie en Ouzbékistan et prépare une thèse consacrée à la géographie des réseaux de transport eurasiatiques.
Hayk Demoyan
Director of the Armenian Genocide Museum-Institute (Turkish-Armenian question. Burden of History and consequences of geopolitical ambitions). In 1998, graduated from the Yerevan State University as Historian-Anthropologist. From 1998-2001 was a PhD student at the History department of the Yerevan State University. In 2001, he got his PhD on social-economic reforms in Turkey in the 1980s-1990s. In 2012, he defended his Doctoral dissertation on Turkey’s Foreign Policy and the Karabakh Conflict. Hayk Demoyan is an author of more than 10 monographs and more than 30 articles. In 2003, Mr. Demoyan worked as an expert at the Caucasus Media Institute and lectured at the History Department of Yerevan State University. In 2006, he was appointed as Director of the Armenian Genocide Museum-Institute. Hayk Demoyan is a member of the Public Council by the President of the Republic of Armenia since 2009. In 2011, he was appointed as Secretary of the State Commission on the coordination of the events dedicated to the centennial of the Armenian genocide. Hayk Demoyan is a member of the International Association of genocide scholars, of the Scientific Council of the National Library of Armenia and the Council of Yerevan State University.
Laurent D’Ersu
Laurent d’Ersu est depuis 2010 en charge de l’Afrique subsaharienne au Centre d’analyse et de prospective (CAP) du Ministère des Affaires étrangères français. Il était précédemment responsable de la rubrique Afrique et sous-chef du service Monde au quotidien La Croix. Cette double expérience l’a conduit à effectuer des missions dans plus de 25 pays africains et à mener un travail approfondi sur les principales crises auxquelles le continent a été confronté ces quinze dernières années. Diplômé de l’Université Paris IV-Sorbonne et du Centre universitaire d’enseignement du journalisme (CUEJ) de Strasbourg, Laurent d’Ersu a été coopérant à Madagascar avant de collaborer au site web du Monde jusqu’en 2000. Son travail journalistique a été salué en 2005 par le prix de l’Association de la presse diplomatique. Il enseigne à l’Institut d’étude du développement économique et social (IEDES-Université Paris I).
Gérard-François Dumont
Professeur à l’Université de Paris-Sorbonne, auparavant membre de section du Conseil économique et social, expert auprès du Comité économique et social européen, le recteur Gérard-François Dumont dirige la revue Population & Avenir. Invité pour des conférences sur tous les continents, intervenant souvent comme expert dans les médias, il est également vice-président de l’Académie de géopolitique de Paris et administrateur de la Société de géographie. Il a collaboré à plus de cent cinquante ouvrages portant sur l’Europe, la Russie, la Méditerranée, l’Amérique, l’Afrique, l’Asie ou le Monde…
Jean-Marie Etter
Jean-Marie Etter a étudié à l’Université de Beyrouth et a obtenu une maîtrise en philosophie à l’Université de Lyon. A commencé à travailler en tant que journaliste pour la Radio Suisse Romande en 1973 puis en salle de rédaction en tant que reporter international, producteur et présentateur du journal principal, et membre senior de l’équipe éditoriale. Avec ses confrères journalistes, François Gros et Philippe Dahinden, il crée la Fondation Hirondelle en 1995. Depuis 2009, il occupe le poste de Directeur général de la Fondation Hirondelle. Il a été lauréat du Grand Prix du journalisme suisse et est l’auteur de nombreux articles et documents sur les médias en zones de conflit.
Silvio Ferrari
Professeur de droit et de religion à l’Université de Milan. Professeur invité à l’Université de Californie (Berkeley, en 1994 et en 2001), à l’Institute for Advanced Legal Studies (Londres, de 1998 à 1999) et à l’École pratique des hautes études (Paris, Sorbonne, en 2004), a enseigné aussi à l’Université de Louvain (2001-2012). Ses recherches portent principalement sur le droit et les religions en Europe, sur le droit comparé des religions (en particulier, le droit juif, le droit canon et le droit islamique), ainsi que sur la politique du Vatican au Moyen-Orient. Il est président d’honneur de l’ICLARS (International Consortium for Law and Religion Studies), et membre de l’Académie internationale de droit comparé. Il est également l’un des rédacteurs en chef de l’Oxford Journal of Law and Religion et membre du comité de rédaction de l’Ecclesiastical Law Journal (Cambridge University Press). Depuis 2007, il est le coordinateur du projet de l’Ordre de Malte sur les lieux sacrés et le dialogue interculturel.
Xavier Guilhou
Xavier Guilhou est le CEO de XAG Conseil (cabinet spécialisé en prévention des risques et pilotage des crises). Il est aussi capitaine de vaisseau (réserve) de la Marine française. Xavier Guilhou a depuis trente ans une pratique pluridisciplinaire de la gestion des risques et des crises au niveau international. Connu pour les retours d’expérience et les actions particulières qu’il mène depuis 1990 autour des opérations de sortie de crise et de reconstruction dans des pays confrontés à des désastres naturels ou à des situations post-conflit, il accompagne ainsi plusieurs initiatives visant à faciliter des actions transverses et innovantes entre diplomatie, défense, monde économique et humanitaire. De formation littéraire (historien et géographe), Xavier Guilhou est titulaire de plusieurs doctorats en Sciences Humaines et en Sciences Politiques. Il est aussi auditeur de l’IHEDN (Institut des hautes études de Défense nationale) et conseiller du Commerce extérieur de la France.
Sidiki Kaba
Avocat sénégalais, Sidiki Kaba a été président de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme de 2001 à 2007. Diplômé des universités d’Abidjan et de Dakar en droit, philosophie et lettres modernes, il a été admis au barreau de Dakar en 1980, après avoir enseigné le français. Militant engagé pour le respect et la promotion des droits de l’Homme, il a présidé l’Organisation nationale de défense des droits de l’Homme (ONDH) de 1995 à 2000 et participé à la création de plusieurs organisations non-gouvernementales africaines dont l’Union des avocats en 1982, l’Union inter-africaine des droits de l’Homme (UIDH) en 1992 et le Centre africain pour la prévention des conflits (CAPREC) qu’il préside actuellement. Devant des juridictions nationales et internationales, il s’est engagé pour la défense des libertés fondamentales en assistant des journalistes, opposants, syndicalistes ou défenseurs des droits de l’Homme. Il est aujourd’hui conseil des victimes tchadiennes de l’ancien dictateur Hissène Habré. Sidiki Kaba est l’auteur de plusieurs ouvrages.
Khadija Mohsen-Finan
Khadija Mohsen-Finan est docteur en sciences politiques. Ses travaux portent sur le Maghreb, la Méditerranée et l’intégration des populations musulmanes en Europe. De 1999 à 2010, elle fut responsable du programme Maghreb à l’IFRI. Elle est actuellement chercheure associée à l’IRIS, et enseignante à l’université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) et à l’IEP de Paris. Elle achève actuellement un ouvrage sur la révolution et la transition politique en Tunisie.
Abdoulaye Harissou
Maîtrise en droit des affaires de l’Université de Yaoundé en 1981. Nomination comme notaire en octobre 1984. 1997-2001, président de la Chambre nationale des notaires du Cameroun ; 2002-2004, président des notaires d’Afrique (C.A.A.F. – U.I.N.L) ; 2005-2007 vice-président de l’Union internationale du notariat (U.I.N.L) ; 2009 à aujourd’hui, président de la Commission stratégique du notariat africain et président de la Commission Titrement (U.I.N.L).
Elie Hatem
Elie Hatem est avocat à la Cour, docteur en droit de l’Université de Paris XI (Faculté de droit Jean Monnet à Sceaux). Il a été chargé de cours à ladite Faculté, dispensé un enseignement de droit et de relations internationales à la Boston University (International Internship programs). Il enseigne aujourd’hui le droit et les relations internationales à la Faculté libre de droit, d’économie et de gestion de Paris. Il a consacré sa thèse en droit international public et en droit constitutionnel à la question chypriote. Il a collaboré étroitement avec le SG ONU Boutros Boutros-Ghali notamment au sujet du règlement pacifique de la question chypriote à la lumière du plan proposé par l’ancien secrétaire général de l’Organisation mondiale. Il est membre de l’« Euro-mediterranean ADR Center ».
Guy Hermet
Politologue, intéressé principalement par la formation de la démocratie, les transitions démocratiques, le populisme et le nationalisme, Guy Hermet a dirigé le Centre d’études et de recherches internationales (CERI) et enseigné notamment à Sciences Po Paris, à l’Université de Lausanne, à l’Institut des hautes études internationales de Genève, à l’Université Libre de Bruxelles, ainsi qu’à l’Université de Montréal, au Colegio de México et à l’Université Cesare Alfieri de Florence. Il est actuellement directeur de recherche émérite à Sciences Po. Docteur honoris causa de l’Université Complutense de Madrid au titre de ses travaux de théorie politique. En dehors de son parcours académique, il a également été vice-président de Médecins sans frontières.
Philippe Hugon
Professeur émérite, agrégé en sciences économiques, classe exceptionnelle, Paris-X Nanterre. Ex-directeur du CERED/DET/FORUM (centre spécialisé en économie du développement et de la transition). Membre de EconomiX (Paris X Nanterre). Président du CERNEA (centre de recherche pour une nouvelle économie appliquée). Directeur de recherche à l’IRIS. Ancien membre du jury du CAMES, membre de nombreux comités d’évaluation et conseils scientifiques (FCT lPortugal, évaluation EADI, ANR Sud). Membre du HCCI (2000-2003) (Haut conseil de la coopération internationale). Membre de nombreux conseils scientifiques (CEPED, DIAL, IEP, PRUD). Membre de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer. Ses principaux thèmes de recherche concernent l’économie du développement, l’économie de l’éducation, l’économie politique internationale, la géopolitique et la prospective en Afrique (principalement), en Asie de l’Est et dans le monde méditerranéen (secondairement). Il a effectué une trentaine de missions d’expertise et de recherche pour la Banque africaine de développement, le BIT, le MAE, le Ministère de la défense, l’Union européenne, la Banque mondiale, le FMI, l’OCDE, l’ UNESCO et des gouvernements africains et également des entreprises (Saint Gobain, EDF, etc.). Professeur à l’Université du Cameroun (1963-1965) et Madagascar (1969-1974). Professeur invité dans de nombreuses universités africaines : Le Cap, Johannesburg, Namibie, Alger, Annaba, Constantine, Fès, Bamako, Dakar, Alexandrie, Le Caire, Cotonou.
François-Bernard Huyghe
Docteur d’État en sciences politiques et habilité à diriger des recherches, F.-B. Huyghe est directeur de recherche à l’IRIS où il dirige l’Observatoire géostratégique de l’information. Il enseigne la stratégie de l’information notamment à l’IRIS Sup, sur le campus virtuel de l’Université de Limoges, au CELSA Paris IV Sorbonne et à Polytechnique. Il mène des recherches en médiologie parallèlement à une activité de consultant. C’est aussi un blogueur influent sur http://huyghe.fr. Ses travaux sur les rapports entre information et conflit ont débouché sur des livres.
Georges Iacovou
Commissaire auprès du président de la République de Chypre. Ministre des Affaires étrangères à trois reprises, sous trois présidents différents : 1983-1988, 1988-1992 et 2003-2006. Candidat à l’élection présidentielle de 1988, il a été battu au second tour avec un très faible écart. Entre 1993 et 1997 il a été président de l’Institut national des rapatriés, à Athènes. Après l’invasion turque, il a créé et dirigé le Service d’aide aux personnes déplacées. En 1976, il a servi au Bureau du haut représentant des Nations Unies pour les réfugiés, à Genève. De 1979 à 1983, ambassadeur à Bonn. De 2006 à 2007, ambassadeur à Londres. En 1993, directeur général du Ministère des Affaires étrangères.
Pierre Jolicoeur
Pierre Jolicœur est depuis 2007 professeur de science politique au Collège militaire royal du Canada (CMRC), à Kingston (Ontario), où il est également directeur du département de science politique et économique depuis 2012. Il a été doyen associé à la Faculté des études permanentes du CMRC en 2011. Il détient son doctorat de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent principalement sur les mouvements sécessionnistes, le fédéralisme et la reconnaissance étatique. Ses études de cas touchent essentiellement aux régions du Caucase et de l’Europe du Sud-Est.
Agathe Joubin
Armenian Deputy Minister of Foreign Affairs. In 1971, graduated from the Yerevan State Engineering University as Mathematician-Engineer. In 1975, graduated from Moscow All-Union Scientific Institute of Genetics, with specialization in Molecular Genetics. In 1977 he got his PhD on Biological sciences with specialization in Genetics. Sh. Kocharyan is author and co-author of more than 100 scientific works and more than 30 inventions licensed in many countries such as USA, Great Britain, Germany, France. In the period from 1971 to 1990, Sh. Kocharyan worked as a scientist in various institutions throughout Armenia. In 1991, he founded the National Democratic Unity political party. Sh. Kocharyan was elected four times (1990, 1995, 1999 and 2003) as a member of the National Assembly of Armenia. Former member of the National Assembly delegations to PACE, CIS and OSCE. Former chair of the National Assembly Committee on Scientific, Educational, Cultural and Youth issues. In 2008, Sh. Kocharyan was appointed Deputy Minister of Foreign Affairs with the diplomatic rank of an Ambassador Extraordinary and Plenipotentiary.
Frédéric Labarre
Philippe Le Billon est professeur des universités à l’Université de Colombie Britannique (Canada), auprès du département de Géographie et du Liu Institute for Global Issues. Spécialiste de la gouvernance des ressources naturelles dans les pays affectés par les conflits armés, il travaille aussi sur l’économie politique des guerres contemporaines et les processus de transition vers la paix, la géographie des conflits, et le concept de « sécurité environnementale ». Il est l’auteur de nombreux articles et vient de publier un livre sur les ressources naturelles et les conflits.
Nicolas Lemay-Hebert
senior lecturer
Matthias Leridon
ème
Ömer Engin Lütem
Ermeni AraştırmalarıReview of Armenian StudiesUluslararası Suçlar ve Tarih
Kudret Özersay
Florent Parmentier
L’état de la politique européenne de voisinage : contribution à une sociologie historique des États ukrainien et moldave
Leslie Péan
Nadia Proulx est candidate au doctorat en anthropologie et chargée de cours à l’Université de Montréal. Elle a effectué un stage de recherche à l’INALCO en 2009. Elle a résidé plus d’un an à Vladikavkaz, la capitale de l’Ossétie du Nord, en 2010-2011. Elle y a mené ses recherches de terrain doctorales, entre autres par la participation à des camps sur la paix et la tolérance de l’UNICEF, ainsi que par des entrevues pour la chaire d’étude de l’UNESCO sur l’implantation des écoles multilingues en contexte post-soviétique. En 2008, pendant la guerre russo-géorgienne, elle habitait à Tbilissi et faisait des aller-retours entre les camps de réfugiés ossètes installés dans la capitale et les régions ossètes du nord-ouest de la Géorgie. Ses recherches actuelles portent sur l’importance de la morale comme lieu de préservation politique et quotidienne de l’identité. Sa thèse tente de fournir une explication au paradoxe qui fait que depuis la fin de l’Union soviétique les discours régionaux ossètes autour de la morale prônent un retour à un conservatisme « perdu » pendant la période soviétique, alors que dans la pratique les moeurs se libéralisent plus que jamais.
Jaona Ravaloson
Philippe Roseberry
Europe-Asia Studies
Guy Rossatanga-Rignaux
Saibou Issa est professeur d’histoire et d’études de sécurité à l’Université de Maroua au Cameroun. Ses recherches portent sur les conflits et les questions de sécurité en Afrique centrale et dans le bassin du Lac Tchad. Il est auteur de deux ouvrages et plusieurs articles sur la criminalité transfrontalière, les conflits interethniques, la résolution des conflits, la dissémination des armes, les organisations criminelles… Il participe en qualité de personne ressource aux travaux d’organisations régionales relatifs aux questions de sécurité. Saibou Issa est directeur de l’École normale supérieure de Maroua.
Mélégué Traoré
Jérôme Tubiana est analyste à « International Crisis Group », en charge du Soudan. Spécialiste du Soudan et du Tchad, il a travaillé sur les deux pays pour différentes organisations, dont « Small Arms Survey », des ONG humanitaires (Action contre la faim, Médecins sans frontières), l’ « US Institute of Peace », l’ « US Agency for International Development » (USAID), et plusieurs institutions des Nations Unies et de l’Union africaine consacrées au Darfour. Il a publié de nombreuses études et articles sur les crises du Darfour et du Tchad, y compris six rapports publiés par « Small Arms Survey », ainsi que plusieurs ouvrages.
Jean-Bernard Véron
Thierry Vircoulon est directeur du projet Afrique centrale du think tank « International Crisis Group » et chercheur associé à l’Institut français des relations internationales. Ancien élève de l’École nationale d’administration et titulaire d’un DEA de science politique à la Sorbonne, il a travaillé pour le Quai d’Orsay et la Commission européenne, notamment en Afrique du Sud et en République Démocratique du Congo. Il a participé à plusieurs groupes de réflexion internationaux sur la reconstruction post-conflit, la réforme du secteur de sécurité et la gouvernance des ressources naturelles et ses travaux portent essentiellement sur ces thématiques.
Thomas de Waal
Moscow TimesTimes of London,EconomistChechnya : Calamity in the Caucasus
Krystel Wanneau