
Économiste et philosophe défenseur de l’utilitarisme
John Stuart Mill est éduqué dès son plus jeune âge par son père, le philosophe James Mill (1773-1836), qui veut en faire un érudit pouvant participer aux réformes politiques qu’il essaie de mettre en place avec Jeremy Bentham, philosophe et réformateur britannique (1748-1832). En effet, James Mill et Bentham font partie d’un mouvement politique dont l’objectif était de transformer la législation en vigueur en fonction du « principe d’utilité ».
La vie et la pensée de John Stuart Mill forment un ensemble cohérent : son système philosophique est en parfaite adéquation avec ses travaux en tant qu’économiste et logicien. Sa femme, Harriet Taylor Mill, a eu une profonde influence sur son œuvre, notamment au sujet du droit de vote des femmes, dont il a été un fervent défenseur.
Une défense en règle du « principe d’utilité »
En 1861, Mill publie un article en trois parties dans le Fazer Magazine, sur la base de différents écrits non publiés accumulés durant plusieurs années. Dans cet article, le penseur présente le « principe d’utilité », notamment pour faire face aux critiques d’une autre école de pensée philosophique, les intuitionnistes. Ceux-ci défendent l’idée selon laquelle ce que l’on estime bien ou mal est connu par l’intuition, et s’opposent en ce sens aux inductivistes ou empiristes (dont Mill fait partie), qui pensent que nos jugements se forment à partir de l’expérience. Cet article est publié deux ans plus tard sous la forme d’un livre, L’Utilitarisme.