
Théologien italien et docteur de l’Église
Thomas d’Aquin, canonisé en 1323, est considéré par l’Église catholique occidentale comme l’un de ses principaux penseurs. Il a développé une philosophie réaliste, fortement inspirée par Aristote, et a tenté une synthèse entre la pensée aristotélicienne et le christianisme. Ainsi, les dimensions profane et théologique de son œuvre sont étroitement imbriquées.
Par ailleurs, il s’est beaucoup engagé dans la société du XIIIe siècle : pleinement dévoué à l’enseignement scolastique, il a en effet joué un rôle majeur dans le développement des universités et s’est montré très actif dans les polémiques qui agitaient les milieux universitaires et religieux de l’époque. Il a laissé une œuvre abondante dont une partie seulement est accessible en français. Son ouvrage le plus célèbre est la Somme théologique (1266-1273).
Une œuvre scolastique monumentale
On parle souvent de l’ensemble de l’œuvre de Thomas d’Aquin comme d’une « cathédrale gothique » par son ampleur, sa cohérence, sa robustesse et sa pérennité. La Somme théologique, rédigée entre 1266 et 1273, est indéniablement l’un des principaux piliers de cette cathédrale : l’auteur a eu l’ambition de rassembler dans un ouvrage monumental – faisant environ le triple du volume de la Bible, soit environ deux-millions de mots – tout ce qui concerne la religion chrétienne « de la façon la plus convenable à la formation des débutants ».