
Philosophe des Lumières et écrivain français
Né en 1694, Voltaire, de son vrai nom François-Marie Arouet, est placé à l’âge de dix ans chez les jésuites. Il y apprend à être un homme du monde, à aimer les joutes oratoires, les plaidoyers et les concours de versification. C’est aussi à cet âge qu’il découvre le théâtre – passion qui ne se démentira jamais. En 1711, il se met à fréquenter la société du Temple, un cercle libertin au sein duquel il apprend l’art de railler avec panache. Très vite, il s’attèle à la rédaction d’écrits satiriques qui lui valent, en 1717, un séjour à la Bastille, où il rédige Œdipe (1718), tragédie dont la première représentation sera triomphale.
Parallèlement à une production théâtrale et poétique couronnée de succès, Voltaire se consacre à l’étude de la philosophie. En 1726, une nouvelle altercation avec la noblesse française lui vaut un second séjour à la Bastille, puis l’exil en Angleterre. Là-bas, il découvre une société régie par les valeurs qui devraient être à la base de toute civilisation, et identifie de manière claire l’adversaire à combattre : le fanatisme et la philosophie contemplative – la philosophie devant avant tout servir un but pratique, à savoir le bonheur de l’homme. Il s’agit là en somme du programme des Lumières qu’il expose dans ses Lettres philosophiques (1734).
Dès lors, il n’aura de cesse de consacrer son œuvre à combattre le fanatisme et l’intolérance, à travers des contes philosophiques tels que Candide (1759), par sa participation à L’Encyclopédie de Denis Diderot (1713-1784) et Jean Le Rond d’Alembert (1717-1783), mais aussi dans des ouvrages tels que le Traité sur la tolérance (1763), et enfin dans le Dictionnaire philosophique portatif (1764), qui marquera l’apogée d’une carrière littéraire brillante entièrement consacrée à défendre la liberté de pensée et à pourfendre « l’Infâme ». Voltaire décède à Paris en 1778.