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La déportation, Les sabots

Jean-Pierre Vittori

I. RÉSUMÉ

28 Mai 1944 : Tous les habitants d’un petit village français sont réunis sur la place de la mairie. Une famille a été dénoncée ; la veille, elle avait accueilli un groupe de maquisards et avait soigné l’un d’entre eux, Martin, dix-huit ans, blessé par une balle dans la cuisse droite. Cette famille est celle du narrateur, Rémy, dix-sept ans. Les nazis ordonnent au narrateur et à ses parents de rester avec eux, de même pour l’instituteur et le maire qui ont vraisemblablement aidé les « terroristes ». Rémy et sa mère seront incarcérés, le père et les deux villageois, fusillés.

Très vite déporté dans un camp de concentration en Allemagne, Rémy connaît la faim, la fatigue et la souffrance. Le travail est pénible, mais grâce à ses compagnons de voyage, Titi et Robert, Rémy tient bon. Dans le camp, Rémy se rend bien vite compte qu’un mouvement de résistance, l’Organisation, aide les plus faibles et facilite la survie d’un plus grand nombre en développant la solidarité. Robert et Martin en font partie, et ainsi le narrateur nous fait part de ces petits riens qui ont sauvé la vie de plusieurs détenus : partager un morceau de sa faible ration de pain, faire bloc et éviter à un camarade qui avait égaré ses sabots de sortir en pleine nuit pour l’appel, soutenir les plus faibles au travail ou remonter le moral de ceux qui n’en peuvent plus, toutes ses petites actions auxquelles Rémy a participé ont épargné la vie de plus d’un.