
Théophile Gautier
Mademoiselle de Maupin est un roman de Théophile Gautier (1811-1872). Il a été publié à Paris en 1835. Théophile Gautier s’est inspiré d’un personnage réel pour l’élaboration de son ouvrage : une magnifique cantatrice du XVIIe siècle.
La préface de ce roman est très célèbre. Elle représente une œuvre en soi et est très importante pour l’histoire de la littérature. Optant pour un ton caustique, faisant preuve d’ironie et d’esprit, Théophile Gautier, jeune romantique, s’oppose aux moralistes de son temps et se fait véritable théoricien de l’art pour l’art.
D’Albert adresse une lettre à son vieil ami Silvio. Il lui fait part de ses rêves, de sa volonté d’avoir une maîtresse et de vivre le parfait amour avec elle (Chapitre I).
De jeunes et belles femmes lui sont alors présentées; Rosette devient son amante. Cependant, il songe toujours à cette beauté parfaite qu’il voudrait pouvoir contempler (Chapitre II à V).
Théophile Gautier décrit alors un jeune homme nommé Théodore, cavalier à la beauté féminine. Il est accompagné d’un page.
Alors que Théodore prend soin de son page endormi avec beaucoup de délicatesse, Rosette fait son entrée. Elle déclare à Théodore qu’elle est follement amoureuse de lui (Chapitre VI).
Elle va même jusqu’à mettre sa vie en danger au cours d’une chasse afin du lui montrer combien elle tient à lui. En faisant une chute de cheval, elle se rend compte que le page est en fait une jeune femme (Chapitre VII).
D’Albert écrit de nouveau à son camarade d’enfance. Il lui confie qu’il a enfin découvert l’incarnation humaine de son idéal féminin : Théodore. Il pense qu’il est peut-être une femme en réalité. Il se lance dans une définition de la beauté et pense à cet hermaphrodite si gracieux qui représente maintenant son seul amour (Chapitre VIII et IX).