
Béroul
Le roman de Béroul, Tristan et Iseut, est un récit qui a été composé par son auteur dans la deuxième moitié du XIIe siècle. Le seul manuscrit qui a été conservé contient un fragment de 4485 vers écrits en ancien français.
Selon la légende, Tristan, jeune orphelin, élevé dans un premier temps par Gouvernal, ne tarde pas à se rendre en Cornouailles chez son oncle le roi Marc. Voyant la Cornouailles menacée par un géant nommé Le Morholt, Tristan décide de le combattre et de délivrer le comté de cette créature. Bien que victorieux, Tristan ressort gravement blessé du combat.
À bord d’une barque, il dérive bientôt jusqu’en Irlande. Là, il y rencontre la fille du roi, Iseut, qui parvient à le soigner grâce à sa connaissance des plantes médicinales.
De retour en Cornouailles, Tristan apprend que son oncle doit impérativement se marier. Ce dernier le charge alors d’aller en Irlande dans le but de ramener sa future épouse. Cependant, le roi d’Irlande n’accordera la main de sa fille qu’au preux chevalier capable de vaincre un dragon. Tristan y parvient et obtient l’autorisation d’emmener Iseut, cette belle jeune fille qu’il avait déjà rencontrée.
Entre temps, la mère d’Iseut confie à la servante de sa fille prénommée Brangien, un philtre d’amour destiné à rendre parfaitement heureux les futurs époux. Malencontreusement, à bord du bateau, Iseut et Tristan ingèrent la potion et se retrouvent irrésistiblement attirés l’un vers l’autre.
Arrivée en Cornouailles, Iseut épouse comme convenu le roi Marc, mais demande à Brangien de prendre sa place dans le lit conjugal, son mari ne s’apercevant pas de sa ruse.
Les deux amants, ne pouvant aller contre leur passion, décident de maintenir une relation clandestine. Ils seront tout au long du récit, victimes des pièges tendus par plusieurs barons jaloux, ayant pour but de les dénoncer au roi Marc.
Le fragment de Béroul s’ouvre sur un épisode précis : les deux amants se retrouvent secrètement dans un verger. Marc en est averti et les attend dissimulé dans le feuillage d’un pin.
Lai du ChèvrefeuilleFolie Tristan d’Oxford