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Surveiller et punir

Michel Foucault

I. INTRODUCTION

Surveiller et punir sous-titré Naissance de la prison paru en 1975, a été écrit à un moment critique de l’actualité carcérale il y avait de nombreuses révoltes dans les prisons notamment celle d’Attica qui fit 40 morts, mais aussi des tentatives d’évasion de prisonniers terminant parfois par une exécution. C’est également l’époque où le législateur engagea un mouvement d’humanisation et de mise en place de peines de substitution à la prison.

L’auteur, engagé et militant est connu pour ses prises de position et ses critiques des institutions. Il s’intéresse aux relations de pouvoir sous toutes ses formes, qui s’exercent sur les gens. Ses thèmes sont la folie, la médecine, la prison, la sexualité, l’éthique ou encore les sciences de l’homme et ses ouvrages s’inscrivent toujours dans un champ historique fort. Il a créé en 1970 le GIP : groupement d’information sur les prisons.

II. RÉSUMÉ DE L’OUVRAGE

Foucault retrace l’histoire du châtiment, du supplice à la prison. Selon lui cette évolution n’est pas due à une humanisation des peines mais à un changement dans le mode d’exercice du pouvoir.

Il nous explique que dans la peine, il est question de la manière dont l’individu, le corps est investi par les rapports de pouvoir. Ce qu’il nomme la microphysique du pouvoir. La peine ne serait alors qu’un élément de tactique politique, l’évolution des méthodes punitives dans le temps n’est en réalité qu’une transformation des techniques de pouvoir sur les individus.

L’ouvrage débute avec un constat historique, la disparition des supplices. D’abord via la disparition de la cérémonie punitive, la phase d’application de la peine se transformant en une procédure cachée de tous, à huis clos.

Puis la peine n’est plus une souffrance physique infligée au corps du condamné mais une souffrance morale infligée à l’âme, la privation de liberté. Il s’agit de la mise en place d’une nouvelle technique de pouvoir :