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Une sale histoire

Fiodor Dostoïevski

I. RÉSUMÉ

L’histoire est vraiment simple. Ivan Ilyitch Pralinski est, depuis seulement quatre mois, conseiller d’État et, conformément à son statut de général, se fait donc appeler « Votre Excellence » Il n’a que quarante-trois ans. Il est fils de général et a bénéficié d’une enfance et jeunesse dorée. Il a été élevé dans une bonne institution aristocratique et Dostoïevski précise « … bien qu’il n’en eut guère retiré d’instruction, il avait réussi comme fonctionnaire et s’était hissé jusqu’au titre de général. » Le voilà confortablement installé chez un de ses anciens supérieurs, Nikiforovitch, avec un certain Semione Ivanovitch Chipoulenko.

Ce dernier est un fervent défenseur de l’ordre établi, alors que Pralinski se veut plus libéral et réformateur.

Voilà que Pralinski s’emballe et se met à défendre ce qu’il appelle « l’humanitarisme » envers les subordonnés, eux aussi sont des êtres humains, dit-il. L’humanitarisme, selon lui, est la seule cause à vraiment devoir être défendue et cela au travers de tous les stades de la société.

Il part du principe que si chacun aimait l’autre, les hommes accepteraient les réformes, elles seraient prises et appliquées. Tout serait alors pour le mieux et la société serait sauvée.

Mais les deux autres sont loin d’accepter son raisonnement et la réponse qui lui est donnée est cinglante mais ferme : « Nous ne tiendrons pas le coup ! »