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L’APARTHEID

Parmi les événements marquants de la seconde moitié du XXe siècle, le régime de l’apartheid occupe sans conteste une place importante dans l’esprit des contemporains qui ne peut y être dissocié de celui qui symbolise sa chute, Nelson Mandela, devenu depuis lors l’un des plus grands représentants de la lutte contre le racisme. La ségrégation subie par les populations non blanches pendant cette période choque en effet par sa férocité et sa durée, ainsi que par son retentissement au niveau international.

Le terme « apartheid » vient du français « à part », repris dans la langue afrikaans dans le sens de « séparation ». Il désigne une politique de développement séparé des populations selon des critères ethniques et linguistiques dans des zones géographiques choisies. Cette politique est mise en place dès 1948 par le Parti national afrikaner, à grand renfort de lois et de règlements qui visent à encadrer les rapports entre les populations blanches sud-africaines et les populations non blanches, afin d’assurer la domination économique, sociale et politique des premiers sur les seconds. Il existe deux types d’apartheids : le petit apartheid, qui régit les contacts au quotidien dans l’espace public, et le grand apartheid, qui vise à créer des zones géographiques séparées et ethniquement déterminées.

Jusqu’à l’abolition du système en 1991, la société sud-africaine s’appuie ainsi sur un régime officiel de ségrégation raciale malgré la multiplication des condamnations internationales et les oppositions violemment réprimées, symbolisées par l’ANC (African National Congress) et l’un de ses leaders charismatiques, Nelson Mandela. Si la transition démocratique est un succès, l’Afrique du Sud doit aujourd’hui faire face à de nombreux défis tant économiques que sociaux.